Cinéma Le Conti : IASEF propose le Film “Le Temps des forêts” suivi d’un débat sur la sylviculture – Le 15-02-2019 à 20h30

Vendredi 15 février 2019 – 20h30 – L’association IASEF  et le cinema Le Conti organisent une soirée-débat sur le thème de la sylviculture après la projection du film documentaire de François-Xavier Drouet  “Le Temps des Forêts” sorti en septembre 2018.

L’affiche du documentaire «Le Temps des forêts» de François-Xavier Drouet. KMBO

Synopsis :Symbole aux yeux des urbains d’une nature authentique, la forêt française vit une phase d’industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif. Du Limousin aux Landes, du Morvan aux Vosges, Le Temps des forêts propose un voyage au cœur de la sylviculture industrielle et de ses alternatives. Forêt vivante ou désert boisé, les choix d’aujourd’hui dessineront le paysage de demain“.

Le temps des forêtsBande annonce

Rappel :

 

Découvrez “100 questions pour mieux connaître la forêt et le bois en France”

La forêt de L’Isle-Adam est l’une des trois grandes forêts domaniales du Val d’Oise. Beaucoup d’adamois se promènent régulièrement dans cette forêt de 1547 hectares dont ils apprécient les belles allées rectilignes, les essences forestières composées à 56% de chênes et sa richesse floristique et faunistique.

Pour en savoir plus, consulter :

Sauvegarder l’environnement nécessite  de mieux connaître celui-ci.

Pour répondre au besoin d’une meilleure information sur la forêt française et ses enjeux, des membres de l’Académie d’Agriculture de France, entourés d’experts extérieurs, ont rédigé une encyclopédie intitulée “La forêt et le bois en 100 questions

Cette encyclopédie collective n’est disponible que sur internet. Elle se présente sous formes de fiches structurées en dix chapitres ; elle est complétée au fur et à mesure que de nouvelles fiches sont disponibles. Chaque fiche peut être lue indépendamment des autres. Des mises à jour des fiches peuvent intervenir en tant que de besoin. L’utilisation de ces fiches est libre sous réserve que l’utilisateur mentionne leur source.

Pour mieux connaître la forêt et le bois, consulter “La forêt et le bois en 100 questions”  – Téléchargez le Sommaire détaillé :

10 octobre 2018 – Route Forestière du Bois Franc – Forêt de L’Isle-Adam

A la découverte de la forêt de L’Isle-Adam avec l’ONF

Samedi 17 juin 2017, quelques 25 personnes ont participé à la sortie nature organisée par l’ONFOffice National des Forêts – en forêt de L’Isle-Adam – Lire : L’ONF vous invite à découvrir la gestion de la forêt de l’Isle-Adam – Samedi 17 juin 2017 à 9h30. Durant deux heures et demie, le groupe a emprunté différents chemins forestiers à partir du parking du Pavillon de Paris (parcelle 18) pour se rendre au rond-point de L’Isle-Adam via la route forestière Conti, puis au pont du carrefour du Tremble en suivant la route des Bonhommes avant de revenir à son point de départ via la route du Hangar en passant devant le chêne Provost. L’animateur de cette sortie nature de l’ONF – Agence Île-de-France Ouest – a présenté la forêt de l’Isle-Adam, ses arbres, sa gestion, ses routes et chemins, a abordé les questions liées à la faune et a répondu aux questions des participants.

En guise d’introduction :

L’unité territoriale du Val d’Oise comprend trois forêts domaniales : les forêts de Montmorency (1970 ha), de Carnelle (975 ha) et de l’Isle-Adam (1548 ha). A Maffliers est installé le groupement des ouvriers sylviculteurs chargés de l’entretien de ces forêts ainsi que des bûcherons. Ce personnel intervient aussi pour des entreprises. Le pôle pédagogique francilien « Éducation à l’environnement et au développement durable » assure l’accueil des scolaires, du grand public et effectue diverses missions auprès d’entreprises. Un garde-forestier qui est maintenant appelé technicien forestier territorial gérait autrefois entre 300 et 600 hectares. Aujourd’hui, il y a deux techniciens forestiers pour la forêt de L’Isle-Adam (1548 ha).

En France, 30% de la superficie est recouverte de peuplements forestiers ; à peine 5% en Angleterre. La forêt privée représente 70% de la forêt française ; il s’agit de très petites forêts, souvent inférieure à 1 hectare.  Cf. : Les chiffres-clés de la forêt française

L’écosystème forêt : c’est un milieu boisé souvent climatique ; Cf. La forêt, milieu vivant. A L’Isle-Adam, c’est la chênaie, du gland au grand arbre. Dans le cycle naturel, les vieux chênes laissent des glands. Les chênaies de plaine sont souvent des futaies régulières qui débutent par des gaulis, des perchis puis les arbres continuent de grandir. Une régénération naturelle se fait sur 25 ans : de 400 arbres à l’hectare on passe à 70 ; c’est le modèle de la forêt de Tronçais qui a été mis au point à l’époque de Colbert. A Tronçais on garde les vieilles futaies pour voir comment elles évoluent.

La forêt de l’Isle-Adam :

La forêt de L’Isle-Adam est gérée en taillis sous futaie. Si on ne fait rien, les vieux arbres vont mourir et un nouveau cycle va recommencer. On procède à une mise à nu tous les 25 ans et on sélectionne un arbre tous les 25 mètres ; les 25 ans on enlève un arbre.  La forêt de L’Isle-Adam se compose principalement de chênes (56% des peuplements), de châtaigniers, charmes, tilleuls et hêtres. Le sable blanc est le substrat naturel de la forêt de L’Isle-Adam … La chênaie, c’est un type de peuplement, mais il n’y a pas que du chêne. En forêt de L’Isle-Adam : 30% de chênes sessiles, 20% de chênes pédonculés. On a rarement des zones monospécifiques.

Cf. : Reconnaître les arbres : deux clés de détermination à télécharger

Le chêne sessile (appelé encore chêne rouvre) et le chêne pédonculé sont les deux espèces de chênes présentes en France : comment les reconnaître ? Les glands du chêne sessile n’ont pas de pédoncule et sont regroupés en amas ; ceux du chêne pédonculé disposent d’un long pédoncule et sont donc bien individualisés. Quant aux feuilles, c’est le contraire ; celles du chêne pédonculé sont sessiles et celles du chêne sessile ont un pédoncule. D’autres caractères tels l’écorce et le branchage permettent de les reconnaître en hiver. A noter que les deux espèces s’hybrident très bien. Le chêne pédonculé, favorisé par le taillis sous futaie, se retrouve en concurrence et devient dépérissant d’où la nécessité de faire des coupes. Les chênes pédonculés ont été remplacés par des chênes sessiles provenant d’un peuplement classé telle la pépinière de Saint-Germain-en-Laye.  Cf. : Distinguer les chênes sessile et pédonculé et Chêne sessile, chêne pédonculé

Plusieurs espèces de chênes sont présentes en France : le chêne pédonculé ; le chêne sessile (ou rouvre) ; le chêne liège ; le chêne vert ; le chêne des Pyrénées (ou Tauzin) ; le chêne pubescent ; le chêne chevelu, … Cf. :

Quelques éléments de gestion forestière :

En France, la gestion forestière a commencé au XIIème siècle, à l’époque de la construction des cathédrales. Cf. : Exploiter la forêt est un acte de gestion durable

Nous allons rentrer maintenant dans une plantation. On observe la présence de tilleuls qui constituent un excellent taillis pour le gibier.

  • La plantation : les vieux chênes pédonculés commençaient à dépérir. On a choisi pour cette parcelle la régénération artificielle. Les arbres ont été plantés environ tous les deux mètres avec des protections contre les lapins et les chevreuils. S’il y a des cerfs, la protection est plus haute. Les bouleaux, les tilleuls mais aussi les noisetiers constituent le « bourrage » ; celui-ci est nécessaire pour éduquer les chênes c’est-à-dire leur permettre de monter et d’avoir une belle forme élancée. Cf. : Travaux forestiers – Plantation
  • Les chemins en forêt : les vrais et les faux ! Un vrai chemin est ouvert par un tracteur avec une barre de coupe de 2,50 m ; les autres chemin sont ouverts par des promeneurs, des cyclistes. Cf. : Des routes forestières aux layons : petit cours de vocabulaire
  • L’exploitation : l’exploitation forestière fait partie de la vie de la forêt. Autrefois, on procédait à des ventes sur pied puis à l’exploitation du bois selon les prescriptions. En Île-de-France on favorise, surtout dans les forêts à forte exploitation, le bois façonné : les entreprises qui travaillent pour l’ONF exploitent et l’ONF vend des lots de bois homogènes en bord de route. L’ONF fait la remise en état des parcelles. Cf. : Travaux forestiers – Exploitation forestière

Cf.  :

Cet arbre est un hêtre ; le charme lui ressemble beaucoup, même forme de feuille mais avec de toutes petites dents. C’est pour cela que l’on dit ” le charme d’Adam c’est d’être à poils ” ! Le hêtre a des poils, le charme a des dents. La flore française est une des plus riches d’Europe ; mais en arbres, ce n’est pas le cas.

Nous sommes maintenant Route des Conti … Celle-ci est goudronnée, c’est une voie de desserte principale pour les grumiers. A L’Isle-Adam, le déficit de la forêt est compensé par le bénéfice des forêts de production. l’ONF fait de la restauration de zones de montagne pour limiter les risques de coulées de boue par exemple, les risques d’incendie ; pour cela, l’ONF reçoit de l’argent de l’État pour l’expertise ; les missions d’utilité publique de l’ONF sont financées par l’État telle cette sortie nature.

Les fougères sont naturelles ; ici, il s’agit de la fougère royale (Osmonde royale). C’est l’un des risques au niveau de la régénération ; ici elles sont à l’ombre donc de taille relativement limitée ; au soleil elles seraient plus hautes et plus denses. Nous sommes dans un futaie régulière de chênes de 120 ans ; on a converti la parcelle pour avoir une futaie sur souches. On a plus le droit d’utiliser des pesticides pour gérer cette fougère qui ici est très dense ; nous utilisons des moyens mécaniques. Le lierre n’est pas dangereux ; le chèvre-feuille pose des problèmes mais celui-ci ne peut pas monter très haut. Le vrai problème c’est la consommation des jeunes arbres par les chevreuils.

L’affichage et le marquage en forêt :

Nous sommes arrivés maintenant au rond-point de L’Isle-Adam. Cette maison forestière est abandonnée et elle sera rasée. On peut faire une concession. L’ONF a un budget pour détruire les anciennes maisons forestières. Il existe ici une aire d’accueil et un panneau d’affichage (diptyque) avec des affiches … L’ONF effectue son propre affichage : conseils, affichettes sur les tiques, dates de chasse. Le plan de chasse précise qu’il est possible de chasser jusqu’à 30 chevreuils ; pour les sangliers, il n’y a pas de limite. A Saint-Germain-en-laye, forêt traversée par des routes importantes, il n’y aura que des chasseurs de l’ONF (consignes, dates, …).

Route des bonhommes : nous sommes maintenant devant un arbre dépérissant ; il y a beaucoup de scarifications sur le tronc, scarifications qui constituent des portes d’entrée pour les maladies ; le tassement du sol, dû au passages, limite la pénétration des eaux de pluie. Si cet arbre n’était pas en bordure de chemin, l’ONF n’y aurait pas touché car un arbre mort est utile pour la biodiversité. La meilleure solution serait de couper l’arbre et de laisser repartir des souches. Mais cet arbre sera abattu pour des raisons de sécurité. On essaye toujours de conserver deux arbres morts à l’hectare. Les champignons présents sur le tronc de cet arbre sont des amadouviers. C’est un champignon de « faiblesse », l’arbre souffre.

Il existe plusieurs types de marquages : au marteau ou à la bombe de peinture ; le point que l’on observe ici sur le tronc de cet arbre est un point jaune, type de marquage pour la sécurisation.

Cf. :

Le carrefour du Tremble : 

Le pont du carrefour est devenu un passage pour la faune. Cet aménagement a été réalisé pour favoriser le passage de la faune au-dessus de la nationale 184. En plus de la route, on a créé une zone empierrée, une zone d’andins et une petite zone enherbée. Cet ouvrage a coûté environ 710 000 €. Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du schéma régional de cohérence écologique d’Île-de-France ; la DRIEA, Conseil régional, Ministre de l’écologie et de l’ONF (exploitation de l’ouvrage). Deux tiers région, un tiers état. Le grand gibier passera, le crapaud c’est moins sûr. C’est un projet un peu pilote car des études sont menées (comptages). Cf. : Le pont du Carrefour du Tremble devient un passage à faune

Quelques réponses à des questions sur :

  • Le changement climatique : de grandes hêtraies sont converties en chênaies à cause du changement climatique. Mais on ignore l’impact à terme du changement climatique. La génétique des arbres est compliquée. Cf. : Résilience du chêne sessile aux variations climatiques en Europe
  • L’arbre remarquable est le chêne Provost (le nom vient certainement de prévôt). C’est un chêne pédonculé âgé de quelque 350 ans.
  • A côté, un bel arbre mort avec des loges à pic-verts. C’est important pour la biodiversité. Un trou de pic-vert est en forme de chaussettes, le pied tourné vers le bas. Peu à peu celui-ci sera rempli par les fientes des jeunes et ceux-ci pourront finalement quitter le nid.
  • Le sonneur à ventre jaune (et noir) ; c’est un crapaud qui vit dans les ornières laissées par les troupeaux. On en trouve dans les forêts, là où il n’y a pas de pesticides et où on trouve des ornières de tracteurs. C’est une espèce protégée qui n’aime que les ornières de moins de deux ans. C’est pourquoi l’ONF laisse les ornières crées par les engins qu’elle utilise.
  • Les tortues : la tortue de Floride ; c’est une espèce invasive que l’on trouve dans les étangs proches des zones d’accueil du public ; les tortues, l’ONF n’en veut pas ! La tortue serpentine est carnivore ; elle a mangé pas mal de ragondins.

Voilà ; les deux heures et trente minutes ont passé bien vite. Plusieurs documents sont distribués aux participants. Ces documents sont disponibles au format .pdf sur le site de l’ONF.

Pour en savoir plus :

pour compléter la lecture de ce compte rendu, SEPIA vous propose plusieurs liens vers des pages web  ainsi qu’une galerie de photos prises au fil du parcours de cette sortie nature du 17 juin 2017. Pour toute question, contactez l’association SEPIA ou laissez un commentaire ci-après.

A noter également la publication, en juillet 2016, par l’Office des publications de l’Union européenne de l’Atlas européen des espèces d’arbres forestiers/European atlas of forest tree species – NB : ce document gratuit disponible au format .pdf n’est disponible qu’en langue anglaise ; ISBN 978-92-79-36740-3. Auteur : Centre Commun de Recherche de la Commission européenne.

Textes et photos : Paul Jamet

L’ONF vous invite à découvrir la gestion de la forêt de l’Isle-Adam – Samedi 17 juin 2017 à 9h30

L’ONFOffice National des Forêts – vous propose de découvrir le travail réalisé en forêt de L’Isle-Adam au cours d’une sortie nature qui aura lieu le samedi 17 juin à 9h30 ; durée de 2h à 2h30. Le rendez-vous, avec un animateur forestier de l’ONF, est fixé au parking du pavillon de Paris. Au cours de cette sortie, des explications vous seront fournies sur les principes de la sylviculture, sur les différentes coupes pratiquées et sur les plantations réalisées en Forêt de L’Isle-Adam. Inscription obligatoire : ag.versailles@onf.fr

Pour en savoir plus, reportez-vous à la page dédiée à cette sortie sur le site de l’ONF : Samedi 17 juin 2017, l’ONF vous invite à découvrir la gestion de la forêt de l’Isle-Adam

En forêt de L’Isle-Adam – 3 avril 2017

Lectures suggérées pour préparer la sortie :